edition2015

Olivia et Yves Chaloin

mundubicyclette

Aller au Cap nord en hiver à vélo La question qu’on nous pose le plus souvent à propos de ce voyage est « Pourquoi en hiver ? ». Il me semble qu’une partie de la réponse se trouve dans ces images de l’hiver boréal où l’on voit les couleurs rouges du ciel, où l’on devine les ambiances presque surréalistes de la nuit polaire, où l’on imagine la morsure du froid, à moins justement qu’on ne puisse pas l’imaginer. Voyager dans le froid est un parcours initiatique. Il faut apprendre à observer, à s’observer, à rester en mouvement dans un monde figé. Plus la température baisse, plus le droit à l’erreur diminue. Il faut anticiper, ne pas se faire surprendre. Etrangement, c’est l’instinct qui permet de continuer quand l’intelligence commande de renoncer. En-dessous de -25, chaque degré perdu donne l’impression de changer de dimension, et puis lentement, au fil de jours étranges qui ne sont que des nuits, on s’installe dans le froid avec cette incroyable faculté qu’a l’être humain de s’habituer à presque tout. Pour réussir ce voyage, il faut beaucoup d’humour et un peu de chance, parce qu’ici la nature a tout pour balayer en quelques minutes les assauts des plus audacieux. Il suffit pour cela d’une tempête comme celle qui nous a stoppés net le long du fjord de Porsanger … Nous sommes arrivés au Cap Nord le 20 janvier, seuls, et pour la première fois depuis un mois, le soleil a effleuré le ciel ... rien que pour nous ?
Site : Capnord Cap ouest


Inde à vélo

hoarau

Il y en a qui voyagent appareil photo en bandoulière, Jérémie préfère dégainer crayons et pinceaux lorsqu’il sillonne le monde à vélo. Après un périple au long cours à travers le continent africain, Il est remonté en selle direction l’Inde bouillonnante. Accompagné de Nathalie, celui qui aime à se qualifier de « globe-croqueur » a parcouru pendant six mois ce pays fascinant des contreforts de l’Himalaya jusqu’à la pointe sud du Kérala. Une aventure de 6 000 kilomètres en quête de scènes et de visages à immortaliser sur le vif sur du papier aquarelle. Des instantanés de vie que les deux jeunes Lyonnais ont consigné à leur retour dans un DVD et un carnet de voyage qui raconte les vides, les imperfections, les rencontres, la poussière, les odeurs de leur fantastique expérience. Au total 52 minutes et 1,2 kilos de souvenirs en couleurs qui laissent le temps au lecteur de prendre le pouls d’une culture à part, compilation de témoignages, dessins, et vidéos captées par leur caméra embarquée.
Site : Jremietb


Hokkaido, défier l’hiver à vélo

japon

Parcourir à vélo le Grand Nord japonais en hiver, une entreprise folle et impossible? Florence et Sylvie ont relevé le défi. 360 clous par pneu pour mordre la glace vont les aider face aux conditions redoutées d’Hokkaïdo, tout au long d’un parcours très original. Au bout de leurs efforts et de leur persévérance, face au froid, à la neige et au blizzard, une récompense ultime : La danse spectaculaire des Tancho, les grues du Japon. « Apercevoir une grue, c’est mille ans de bonheur », dit un proverbe. Mille ans à partager à travers leur film, à suivre comme un conte, mêlant aventure, rencontres et poésie
Site : Pieds plumes


Bernard Magnouloux ou les aventures de Rossinante

acapulco

Un classique du genre : attaqué par des bandits au Mexique, malade d'amibiase au Kenya, piqué par un scorpion au Nicaragua (que croyez-vous qu'il arrivât, c'est le scorpion qui creva) ; contraint de se battre contre les camionneurs indiens et de se laisser épiler par les cantonniers chinois, Bernard Magnouloux a connu dans son tour du monde à vélo toutes les vicissitudes qu'il attendait de cette longue aventure. Et c'est avec auto-dérision qu'il nous conte comment il a traversé le désert de Nubie en équilibre sur un rail, failli mourir de soif dans la savane soudanaise, atteint le Machu-picchu malgré l'absence de chemin et manqué abandonner sa chère bicyclette Rossinante dans la forêt vierge colombienne. Comment, aussi, il fut le premier à traverser le Tibet à vélo d’est en ouest, et comment, enfin, il a financé son voyage en travaillant comme maçon en Grèce, poseur de papier peint en Afrique du Sud, cueilleur de café au Costa-Rica ou laveur de vitres en Californie.
Site : Bernard Magnouloux